Publié le 09/03/2009

Denis, pouvez-vous nous donner les grandes lignes de votre parcours ?
Après une formation marketing très classique en école de commerce, je me suis orienté vers le secteur de la distribution des produits et services grand public : chef de produits chez France Loisirs, puis responsable des travaux photo à la Fnac, directeur marketing chez un grossiste en fournitures de bureau, DG de Weight Watchers… un parcours finalement très éclectique, qui me prédisposait, d’une certaine façon, à mon métier d’aujourd’hui.
Mais vous avez aussi travaillé dans le secteur caritatif ?
Effectivement ! Les organisations caritatives font aujourd’hui appel au marketing relationnel pour développer la collecte de fonds. J’ai travaillé pour une fondation reconnue d’utilité publique, qui collectait plusieurs dizaines de millions d’euros par an : une expérience tout à fait passionnante…
Comment êtes-vous devenu formateur ?
Au fur et à mesure que les années passaient, j’ai remarqué que les impératifs financiers prenaient de plus en plus souvent le pas sur les considérations stratégiques dans les entreprises pour lesquelles je travaillais. Les orientations de développement à long terme ne pesaient pas lourd face aux opportunités de rentabilité à court terme…
Et puis, un jour, j’ai réalisé que je dépensais beaucoup plus d’énergie à vendre mes projets en interne, qu’à prendre des parts de marché à nos concurrents ! Il était temps de changer de cap.
Je voulais désormais assumer mes propres choix et découvrir de nouveaux horizons, tout en profitant de l’expérience acquise au fil de ces années.
J’ai donc décidé de changer de vie pour devenir consultant dans mes deux domaines de prédilection : le marketing opérationnel et la communication tout en consacrant aussi une grande partie de mon temps à la conception et à l’animation de formations au marketing et à la communication commerciale. Ma rencontre avec l’ISM a été déterminante pour développer cette activité, et j’ai retrouvé, en animant mes premiers stages, le plaisir que j’éprouvais à « coacher » mes collaborateurs.
En quoi consiste votre métier, qu’est-ce qu’il signifie au quotidien ?
C’est d’abord une responsabilité. Une formation, ce sont des attentes diverses, souvent très fortes, qui doivent trouver, dans un temps très court, une réponse concrète grâce aux connaissances et à l’expérience du formateur, mais aussi grâce à sa préparation et à son implication dans le processus pédagogique.
C’est aussi
Plus généralement, c’est aussi la chance de découvrir les personnalités, les cultures, et les expériences très enrichissantes des stagiaires : une étape passionnante et indispensable pour adapter notre action à leurs besoins, et favoriser ainsi les échanges d’expérience si utiles dans une formation.
D’après vous Denis, quelles sont les compétences clés pour devenir formateur ?
Savoir écouter, observer, et faire abstraction de tout préjugé. Un bon formateur s’adapte rapidement aux contraintes, mais sans jamais perdre de vue l’objectif. Il est à la fois le coach de chacun des stagiaires, et le catalyseur du partage d’expérience entre tous les participants.
Les qualités pour réussir ? un certain charisme, beaucoup d’énergie, de la disponibilité, de la maîtrise de soi… et une bonne vingtaine d’années d’expérience sur le sujet qu’il traite !